Mardi 25 septembre 2007

Nous sommes maintenant ici:

http://noyautesmolles.canalblog.com/

Par Les noyautes molles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 septembre 2007

Une courte anecdote pour illustrer encore une fois par l’exemple la théorie selon laquelle une noyaute molle est beaucoup plus exposée aux risques de la vie que tout autre individu.

 

Mon argentin (oui, le mec du moving) me tannait pour un dîner français chez moi. Avec cette excuse de l’échange culturel (il promettait de me rendre la pareille en m’invitant à des canelonis made in Argentina), le rapprochement était imminient: on passait la barrière du restau ou du bar du coin de la rue, et en plus la programmation de la soirée était des plus propices aux échanges linguistiques: repas aux chandelles suivi... d’un film d’horreur! (Notez l’originalité de la proposition et l’ado’s touch pour arriver à ses fins).

 

Mon état d’esprit était le suivant: je suis fraîchement célibataire, il faut que je m’occupe le cerveau, ce mec est plutôt pas mal; mais en même temps c’est le méditerranéen typique, gâté par sa maman et dont la conversation ne vole pas bien haut. Disons que excitation psychologique nulle. Mais excitation hormonale satisfaisante. Conclusion: je l’invite et on verra bien.

à premier constat de mollitude extrême. Ça partait mal.

 

J’avais mis le paquet pour l’impressionner avec un super plat digne de la haute cuisine française, j’avais même fait péter le champagne, c’est dire. J’avais donc opté pour la devanture de la fille qui assure, avec une forte connotation de séduction, alors que ma volonté réelle de me le taper était loin d’être inébranlable.

à Notez ici la contradiction typique devanture / noyau mou, qui ne laissait rien présager de bon.

Je vous passe les détails de la soirée, mais en gros au moment de mater le film, je commence à installer le matos dans le salon, et voilà pas que ce con préfère regarder le film dans ma chambre (bizarre quand même).

Moi je lui conte les désavantages de la chambre (notamment la vieille barre en bois du sommier pas très agréable pour mater un film, surtout quand elle te tombe pile au niveau de la nuque), mais au bout de deux secondes, en bonne mollasse que je suis, j’étais installée dans le lit avec lui.

 

Et là ma devanture s’est fissurée. Il a plus ou moins tenté des approches pendant le film, que j’ai esquivées en toute beauté, de manière ultra naturelle, ce qui fait qu’il s’est finalement decidé à se concentrer sur le film.

Et là le drame est arrivé: le film s’est terminé et, attention roulements de tambours, je me suis retrouvée avec…un argentin ronflant dans mon lit.

 

Bref, voilà le tableau d’une noyaute molle dans toute sa splendeur: d’une part elle se retrouve toujours embringuée dans des situations plus que douteuses (le lendemain à ma coloc: oui oui on a regardé un film, oui oui il est resté dans mon lit jusquà 3h du mat, mais il s’est rien passé jte jure! Vive la crédibilité).

Et d’autre part ça finit toujours en moyendégueulasse: soit tu veux pas te faire le mec et sous aucun prétexte il n'aterrira dans ton lit, soit tes hormones sont en ébullition totale et tu sors le grand jeu. 
Mais ce mélange champ’- mamie bouillotte est du plus mauvais effet…Vous en conviendrez.

Par Chatounette - Publié dans : Loose
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 19 septembre 2007

Bon, comme vous l'avez compris si vous suivez avec un minimum d'assiduité ce blog, quand on est mou du noyau et bien on est mou dans tous les domaines: les hobbies, le boulot, le couple etc...

Il faut savoir que ça s'applique aussi sur le plan moral: une vraie noyaute molle n'a en général pas de principes durs comme le fer et inamovibles. Elle a biensûr de grandes lignes directrices qu'elle s'est tant bien que mal tracé, mais bon si on gratte un peu ya peu de chance de trouver un bon terreau de principes catho résistants à toute épreuve. 

Je vous livre brièvement deux anecdotes qui illustrent bien mon propos.

Tout d’abord une soirée passée il y a peu avec Chatounet (peu avant notre pseudo rupture donc).
Nous voilà partis dans un bar madrilène où travaille une amie à lui. Chatounet m'a plus ou moins expliqué que ce bar n'est pas tout à fait comme les autres. Il semblerait que des couples y aillent pour faire des rencontres. Mais on en sait pas beaucoup plus, et puis ce ne sera pas forcément le cas de la majorité des clients. Et puis on connaît la nana qui sert les cocktails.
Et puis surtout, moi, en bonne noyaute molle que je suis, tout ça attise ma curiosité et je me dis, "y aller ça mange pas de pain" (la bonne excuse apanivore de d'habitude). 

Bref, on arrive, je rencontre la nana du bar et son mec, on s’installe avec notre cocktail, on discute, c’est très sympa. Et puis quand-même je demande à la fille (au passage, habillée avec un kilt ras-la-moule un peu style manga), pourquoi il y a si peu de monde, on est en août c’est ça? Et là sa réponse me laisse perplexe: ah non ya plein de monde ce soir. Attendez je vais vous faire visiter le bar.

Et là, tout a basculé. Nous sommes entrés à la queue-leu-leu dans un couloir étroit derrière la salle principale, et moi j’avais l’impression d’être entrée dans la maison hantée d’un parc d’attraction, vous savez quand on est dans le train de la terreur. Oui parce que des deux côtés du couloir il y a avait des rideaux, et quand la nana en soulevait un pour nous “faire visiter”, c’était un peu ah une queue!, ah deux nanas en train de se tripoter! 
Heureusement le mec qui te saute dessus avec un masque de mort vivant n’était pas là, mais moi j’étais quand-même prête à esquiver les coups de queue pouvant surgir de derrière les rideaux.

Au fond du couloir yavait carrément un jacuzzi avec plein d’espagnols en rut dedans, et le pire (mais là je ne suis pas rentrée), une salle obscure où je n’ose même pas imaginer ce qui s’y mijotait.

Bref, on est vite fait retourné dans la salle principale, qui ne laissait pas du tout présager l’arrière du décor.

Et c’est là que je me suis dit que j’étais vraiment une noyaute molle: un lieu pareil, soit tu y vas parce que tous ces trucs d’échangisme et d’orgie ça t’excite grave et tu n’as pas de tabous, tu y vas pour t’éclater avec ton mec et tant mieux; soit tu n’adhères pas du tout, tu dénigres total et tu gerbes rien qu’à l’idée d’y mettre les pieds. Ça c’est quand t’as un noyau de dureté normale.

Et moi, au milieu de ce bouquet de queues, j’ai ressenti un état de flasquitude sans précédents: je n’étais ni enthousiasmée ni écoeurée, je me retrouvais au beau milieu d’une énorme orgie sans vraiment savoir ce que je foutais là. Et je me suis dit: la mollitude me perdra.

La suite de “quand la mollitude nous embringue dans des situations à risques" dans un prochain post.

PS: je ne regrette pas d’être allée dans ce bar au moins pour une chose: à gauche de la salle obscure et du jacuzzi il y avait une salle où des gens bouffaient des croissants, une petite serviette de bain autour de la taille. C’était une scène complètement surréaliste, des mecs qui venaient de se taper une orgie de malade en train de se marrer comme à la récré, dans une ambiance bon enfant. Hilarant.

 

Par Chatounette - Publié dans : Q
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 18 septembre 2007
En bonne noyaute je suis une totale handicapée du réel et à plus forte raison une totale handicapée technologique.
Or dans mon boulot, il y en a pas mal des trucs informatiques bien galères de fusion de fichiers ou de tableaux dynamiques croisés (les fameux...) Que faire?
Alors j'arrive en faisant ma blonde, alpaguant un gentil développeur, "dis tu pourrais pas me montrer vite fait comment on fait ça, ça, et puis aussi ça stp...."
En rétribuant généreusement (à coup de croissants et de coca cola) le mâle qui s'est gentiment laissé prendre à mes filets de noyaute molle de l'informatique. Mais cela va t-il durer?
Autre illustration de  mon handicap technologique, aujourd'hui mon boss m'a vendu (pour un prix totalement dérisoire) son palm dernier cri. Sympa...Sauf que la noyaute ,eh ben, elle sait pas s'en servir de son super palm. Bouhhhhhhhh
Par Poucette - Publié dans : En vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 18 septembre 2007
    Hier soir, alors que j'organisais une petite soirée entre amis à la maison, et que nous dissertions du concept de noyau mou (assez bien compris par ailleurs), Poulet lance un:  "De toute façon on est toujours le noyau mou de quelqu'un"

Là dessus, la foule acclame, à grands coups de "oui c'est vrai! ", "Très bien dit", "Il faut noter ça! " etc.

En y réfléchissant mieux, je me dis que en effet, on est bien le noyau mou de quelqu'un: sois-même dès lors que l'on s'est auto-proclamé "noyaute molle"

Mais: et si nous étions aussi le noyau dur de quelqu'un d'autre??

Là ça devient plus intéressant! Dans ces histoires de noyaux, il ne vous aura pas échappé que l'on parle surtout de ressenti et de jugement personnel vis à vis de sois-même. Donc, archi pas objectif.

Mais en contrepartie, les autres de le sont pas non plus, ça marche dans l'autre sens, et là, pof, alors que l'on braille que l'on est molle du noyau, on se retrouve de temps en temps quand même à donner l'image d'une dure du noyau.

Exemple: Vendredi soir, je dîne avec des amies, et au cours de la conversation, je glisse que je me suis inscrite à des cours de peinture sur bois.

(Pour vous noyautes, je vous explique qu'il m'a fallu quand même 26 ans avant d'entreprendre cette démarche, regarder sur internet les activités proposées, me dire que je pourrais envisager d'y participer, me déplacer, faire le chèque etc etc. Ca fait quand même longtemps que je pense faire une activité, sans jamais avoir mis un pied devant l'autre pour concrétiser cette vague idée. Donc une bonne attitude de mollasse.)

Mais pour les autres, toute cette maturation est invisible! Et par conséquent, j'ai eu droit à un génial:

"Marine, t'es vraiment extraordinaire! Tu m'impressionnes avec tous tes projets et tes activités!!"

Quelle classe! Alors que je me morfonds en pensant que je ne fais rien de mes soirées et que j'ai un artistiquomètre à ZERO, voilà qu'une amie est ébahie devant mon planning de ministre de la création manuelle.

Moralité: Tout ça c'est une question de manière de présenter les choses.

Pour finir, et pour vous démontrer ce que je viens de dire, je vous présente mes co-blogueuses sous leur facette noyautes dures. A vous de retrouver qui est qui.

- Editrice en Espagne d'une maison d'édition qui fait de la BD indépendante (=association du côté artiste, bilinguisme, responsabilités)

- Professeur de lettres, pacsée, mec agrégé (=prise en main de sa vie, réussite professionnelle et sociale, mec non-boulet)

- En pleine préparation de l'ENA, mais attention, pas comme tous ces fils à papa, son but à elle, c'est l'international et la dilplomatie (=classe absolue, intelligence, ambition)

- Responsable de com dans une agence, mariage en vue dans 2 ans (= glamour, bobo et Parisianisme, projets d'avenir et mec engagé)

Vous voyez mieux ce que je veux dire?


Par Poulette - Publié dans : En vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 14 septembre 2007
    Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais un des problèmes récurrents de la noyaute (enfin je parle pour moi) est de dire ce qu'elle pense vraiment, de dire ce qu'elle a sur le coeur.

Exemple:
"tu viens demain soir?
-Euh...ça va être chaud en fait, je dois donner des antibiotiques à mon chat"

    Elle est grillée direct, en plus passe pour une mamie, pas franche du collier pour un sous etc.

    Un simple "Ecoute cette soirée me fait un peu chier" est beaucoup plus crédible et affirme son identité: cette fille sait ce qu'elle veut et n'y va pas par quatre chemins.

    Bref, en imagineant que mentir ou tourner autour du pot est une meilleur solution, la noyaute se plante.

    Ce matin j'ai pu pour la première fois en 2 ans et demi de travail chez D. dire ce que j'avais au fond du coeur.
J'ai annoncé ma démission alors que j'y pensais depuis Janvier sans oser en parler franchement avec ma boss.

    Et de me libérer ce matin m'a fait pensé à ce qu'avait fait Chatounette il y a quelques mois en quittant Chatounet, (du moins en déménageant dans un 1er temps).

    Ce sont deux situations assez semblables finalement le boulot et l'amour: on sent qu'un truc ne va pas, on n'est pas super bien dans sa peau, mais en même temps le confort, le archi-connu, le rassurant de la non-surprise nous retiennent de sauter la barrière.

    La noyaute recule sans cesse le moment fatal de l'expression de son sentiment réel. Un peu comme une vieille mule qui ne veut pas avancer et fait du sur place. La clé est là.

Et pourtant quel bonheur une fois que c'est fait!! Alors les noyaux(tes) allez-y, dîtes les choses franchement, exprimez-vous.

Tenez, je suis sympa, au passage je vous livre les deux proverbes qui régissent ma vie depuis quelque temps et qui s'appliquent quasiment à toutes les situations:

Le premier "ON A QU'UNE VIE"
Le deuxième: "YA PAS MORT D'HOMME"

Vous verrez, après ça la vie est beaucoup plus limpide!

Par Poulette - Publié dans : En vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 13 septembre 2007
Ami(e)s noyautes,

Laissez-moi vous conter ma triste expérience d'hier soir qui a quand même duré 1h, 1heure de calvaire où je me suis sentie plus molle que jamais.

Si vous avez bien suivi, j'ai posté pour la première fois hier, en hurlant à qui voulait l'entendre que je me prenais en main et me durcissais etc.

Et bien, hier soir, tout est retombé comme un soufflé (cf. le titre) à cause d'une dure de chez dure. Alors que je me sentais à nouveau bien dans ma peau et mes projets, voilà-t-y pas qu'elle m'a tout fait s'écrouler.

Je résume:
J'avais rendez-vous avec une parfaite inconnue pour pratiquer ce que l'on appelle la "tactique réseau". Cette jeune fille bosse dans la culture et j'avais pris rendez-vous pour échanger nos points de vue sur nos expériences respectives.

Ce fut juste 1heure d'humiliation. Je vous livre qq perles:

"Attends mais si déjà tu sais pas où tu vas et ce que tu as envie de faire dans la vie, t'es mal barrée!"

"Moi de toute façon c'est simple mon but c'est d'être directrice du MOMA à New York"

"ça dépend si tu as besoin de fric ou pas. Moi je sais que j'ai besoin de vivre sans compter, habiter dans le 7e et me faire des week end à Istanbul"

"Tu ne sais pas qui reprend la direction de l'Opéra de Paris? Mais il faut suivre ma fille quand même si tu veux te lancer là-dedans, c'est le minimum!!"

"Attends les salaires dans la culture, je les connais, tu peux me dire le tien sans honte, moi je gagne 37 000 € alors tu vois, ça vole pas haut"

"Ah ouais... le Smic...mais bon si t'en cumule 2 c'est pas si mal!"

Etc. etc.  On avait quand même rendez-vous à Saint Sulpice, je vous dis pas le prix du café.

Et pour finir en beauté j'ai quand même eu droit à :

"De toute façon les Sciences Po ils sont recrutés n'importe comment, c'est un peu de l'arnaque, ils ne savent au final pas faire grand chose, dès que tu creuses un peu, tu vois que y'a plus personne"

AAaaaaaaarrggggggg elle m'avait donc démasquée!!!!
Et moi qui misais tout sur cette façade de choc: Sciences Po Paris!!

Ce fut le coup de grâce, j'ai finis par dire:

"Je rentre y'a mon ami qui m'attend pour dîner" ce qui était vrai, et je l'ai trouvé tellement mimi avec son gratin de courgettes qui m'attendait au chaud que finalement ça m'a remonté le moral et l'ai imaginé elle, seule dans son 7e.

Moralité:  Ne vous frottez pas trop aux noyaux durs, ça vous fait ramollir direct
Par Poulette - Publié dans : Loose
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 13 septembre 2007
Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh!!
Voilà ti pas que je me plonge - à ma grande joie - dans un bouquin de droit international public et que je tombe sur cette phrase qui m'a fait bondir, et là j'ai décidé de vous la livrer parce que ça mérite réaction. Nous sommes attaquées au plus profond de notre noyau, certes mou, mais qui n'en est pas moins noyau:

" Comme toute personne morale, l’organisation internationale possède une mesure minimale de personnalité: ce « noyau dur » de la personnalité peut être qualifié de « fonctionnalité » dans le cas des organisations internationales."

Vous l'aurez compris, ce n'est pas la fin de la phrase sur la fonctionnalité qui nous intéresse mais la définition du noyau mou glups pardon dur, par des juristes qui disséquent chaque mot de chaque expression pour aboutir à une définition plus précise tu crèves. 
Et là, ca fait bobo.
L'heure est grave, même les personnes morales, les personnes sans sentiment, sans coeur qui fait boum, ont un noyau dur, "une mesure minimale de personnalité".
J'en déduis, a contrario, que le noyau mou se définit par une absence totale de personnalité et là c'est les mégaboules boules boules. Nous sommes démasquées.



Par Mimolette - Publié dans : En vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 12 septembre 2007
Après quand même des semaines et des semaines, je pense que je mérite par mon silence sur ce blog la palme de la noyaute. On a toujours une bonne excuse pour ne pas se prendre en main (=règle fondamentale pour comprendre notre état d'esprit, à nous autres, molles du noyau)

Et puis alors que je comptais poster mon 1er commentaire en vous disant (comme les autres l'ont fait) pourquoi moi aussi j'étais une noyaute molle, et bien figurez-vous que ce n'est pas du tout le cas!!

Attention attention, voici donc mon premier post ici, pour vous dire qu'on a tous un petit bout de notre noyau qui peut  se durcir un jour. Mon heure est peut-être venue, voici le mail que je viens d'envoyer à Chatounette et Poucette. Je vous le livre tel quel:


Donc je vais démissionner, j'en parlerai à S.vendredi.

J'accepte le poste de A.

Comment faire passer la pilule de "Je vais bouffer des pâtes dans mon jean H&M"??

= me fixer un objectif à ne pas dépasser si ça tourne mal, pour ne pas m'encroûter à nouveau dans une sale situation.

D'ici à Juillet (soit dans 9 mois et demi) il faut que j'ai fait le bilan:

Soit avec Syl. ça a bien décolé et le boulot du réseau V. est top: je continue éventuellement.

Soit je bouffe vraiment des pâtes, je gagne 30 € par mois avec Syl. et ça craint, alors je cherche un autre job.

De toutes façons:
- A. pense que la personne embauchée a fait le tour de la question en 1 an donc même en CDI je les plante pas d'un coup.
- J'ai des économies qui me permettront d'assurer si je suis trop frustrée de mes fringues Made in China.

= Donc en gros, je me dis qu'au pire c'est 1 an de galère et que je peux me le permettre étant sans enfant et sans dettes, diplômée de Sc Po de moins de 30 ans. Et que ce sera toujours plus facile de trouver du boulot en étant à mi-temps et en ayant une expérience de plus que maintenant.

Et puis on peut rêver: si ça se trouve ça va cartonner avec Syl., je vais me faire plein de contacts nouveaux et on va me réclamer à corps et à cris

Alors, les poulettes, vu comme ça c'est pas un méga acte de durcissement du noyau???

Je suis à 100%, c'est cool. Je prends des risques, on est jeune.

Bisous

PS: d'ailleurs ni une ni deux, je poste ce mail dans le Blog, tant pis si les gens captent rien!!
Par Poulette - Publié dans : Le thème du mois
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 7 septembre 2007
Cette semaine,  j'ai commencé un nouveau boulot. Enfin, j'ai pas vraiment changé de  boulot, mais de lieu de travail. Or, qui dit nouveau lieu dit nouvelles têtes dit nouvelle ambiance.  Et on a beau dire, la bonne ambiance au boulot, c'est bien. Surtout qu'en parfaite noyaute molle, je n'aime pas du tout les conflits; trop éreintant de lutter alors que c'est si simple de s'écraser comme une bonne paillassonne : eh oui, Fadette au boulot/ Fadette au plumard, même combat! Et puis, les atmosphères d'antipathie sournoise ou de franche hostilité, ça me stresse. Et chez moi, le stress c'est tout un poème :
Invitation au gerbage
Là, tout n'est qu'ocre et marron :
Kystes, Chiasse et Comédons.



Donc, il s'agit pour la pauvre noyaute que je suis, de pas louper la première impression que je donne, et bien sûr, par la suite, de la pérenniser en cas de succès. Bon, pour l'aspect professionnel, en tant que jeune débutante inexpérimentée arrivant sur le marché du travail, mon noyau mou va pouvoir (à peu près) s'exprimer librement. C'est sûr qu'à 35 ans, je pourrais moins me la jouer "jsaispascommentfaire" sans que ça fasse désordre, donc là, j'en profite. Saupoudrez d'une pincée de "jsuisnullemaissupermotivéepourbienfaire" et votre tarte au noyau  sera délicieuse, dégustez la avec une tasse de thé et ça vous fera un petit dessert sympa, succès garanti auprès de vos amis! *


Reste néanmoins l'aspect socio-physique, qui plonge la noyaute dans un océan de doutes existenciels.

"Il faut que j'adopte une tenue professionnellement adaptée, qui fasse sérieuse et plus âgée. Donc, pas de jean/baskets, déjà que je vais être la jeunette de service... Mais pas non plus la panoplie tailleur/escarpins, je vais avoir l'air déguisée. Tiens, mais ce pantalon que je mets jamais, il serait parfait, il fait sérieux, sans faire trop habillé."

Guillerette, je sors de mon armoire le pantalon sauveur, l'essaie, me contemple satisfaite dans le miroir, il tombe très bien, je me dis que je devrais le mettre plus souvent, je me retourne de côté et là, je me rappelle subitement pourquoi il croupit misérablement au fond de mon armoire : imaginez l'arrière-train d'une grand-mère nipponne passée sous un autobus et vous visualisez mon cul dans ledit pantalon. Cette vision consternante me replonge aussitôt dans des abîmes d'incertitude.

"Ah, mais, là, c'est pas possible, hors de question d'infliger ça aux regards de mes collègues, surtout de la gent masculine.  Non, non, il faut absolument que je la joue belle et féminine pour me mettre les mecs dans la poche et réveiller leur instinct de chevalier afin qu'ils viennent à la rescousse de la belle désemparée en cas de problème , bon, et puis aussi accessoirement, si y'a moyen...nanmého, et Fadet dans l'affaire? Mais euh,  j'fais ce que j'veux avec qui j'veux, d'abord, je suis une femme libre et libérée ! Ouais, c'est ça, tellement libérée que ça va finir en paillassonne inanimée et que le pauvre garçon va flipper et appeler le samu !  Mmm, certes... mais quand même, on sait jamais, et si y'avait l'Homme de ma vie là-bas ou tout simplement un super beau gosse ou même n'importe quel blaireau qui dans un moment de mollitude aiguë de ma part deviendrait l'objet de mes fantasmes les plus inavouables et que je le loupe pour avoir mis un pantalon qui me fait un cul-de-mémé, le pantalon qui fait que jamais je n'arriverais au stade (pourtant modestement ambitieux) du spaghett' même avec le blaireau complètement en manque? "

Bon, là, à ce stade de mes réflexions et avec mon sens inné de la fidélité conjugale, je me concocte une petite tenue sexy, et là, paf, le doute m'assaille de nouveau.


"Mais enfin, mon équipe est sûrement à dominante féminine, si je la joue vamp fatale, je vais pas me faire que des copines, et hop, qui c'est qui va devoir aller se faire un stock au Champion d'à côté de Head&Shoulders, de Biactol et de sachets de Smecta, hein? Alors qu'avec un bon vieux cul-de-mémé, je vais pouvoir construire des relations saines et amicales. Je me positionne d'emblée comme la  collègue sérieuse et pas superficielle ; pour peu que je mette une grosse culotte apparente en dessous et je passe direct  dans la catégorie de la bonne copine inoffensive et transparente.  Mmm...et surtout, je vais faire tapiss' pendant qu'une autre va me piquer mon blaireau!"

Arrivée là, mon objectif vestimentaire est une tenue sérieuse, dans laquelle je serais à mon avantage mais de façon discrète et sournoise, l'air de rien... Une tenue classe en fait. Mais, de nouveau, le doute m'étreint...

"J'ai bien quelques tenues "classe" mais en bonne noyaute molle, je me suis fondue dans la tapiss' parisienne, et mon classe n'est pas forcément le classe de mes collègues, dans leur trou paumé ! Si je mets ma robe baby -doll, est-ce que je ne risque pas de passer pour une grosse snob ou pire, pour une femme enceinte, à défaut de passer pour la pouffe de base ou la fadasse de service? Non, non, il faut du basique passe-partout,  pas trop tendance et qui fasse un beau cul. Bon, ben, le basique passe-partout qui (me) fait un cul à peu près présentable, c'est le jean. Mais, j'avais dit pas de jean car ça me vieillit pas ! Mais, pense à ton cul, Fadette ! "

Et c'est ainsi que je me suis pointée pour le premier jour en jean/talons/veste de tailleur (oui, Chatounette, celle que tu as mise vendredi dernier!). Bilan : toutes les filles étaient en jean et très décontractées (pour ne pas dire autre chose de désobligeant pour ces héroïnes libérées du carcan machiste et des pressions sociales de notre civilisation occidentale décadente fondée sur le culte du corps, paix à leurs culs!), donc j'ai bien fait de ne pas mettre le pantalon-cul-de-mémé ni la robe baby doll, et j'ai joué à fond la carte du "jsuisnulleaidezmoilesfillesvouslespros", une petite recette pour débutants, mais toujours réussie!* Elles étaient aussi très naturelles (toujours pour ne pas dire autre chose) : pas de maquillage, chaussures plates et bonne grosse culotte sous le jean! et donc Fadette avec sa demi-heure de maquillage réglementaire  pour avoir un teint de lis et de rosée, son jean fétiche et ses talons, a fait son ptit effet chez la gent masculine. Ah oui, un mot sur la gent masculine : bon, pas d'Homme de ma vie en vue, pas de super beau gosse non plus, mais alors un paquet de blaireaux potentiels!!!  A moi les délires de noyaute!








*Private joke avec Chatounette : en fait, on se moque du blog cuculinaire d'une de ses amies, mais
c'est surtout pour nous rassurer mutuellement d'être de véritables harpies domestiques (ben oui, faut bien que le noyau mou se décharge de sa frustration un moment) bien trop feignasses pour mijoter des petits ragoûts à leur moitié.

Par Fadette - Publié dans : En vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Catégories

Recherche

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus